La proposition subordonnée conjonctive (complétive et circonstancielle)
Apprends à identifier et à analyser les propositions subordonnées introduites par une conjonction de subordination (que, quand, si, parce que...).
Objectifs de la leçon
- Identifier une proposition subordonnée conjonctive dans une phrase complexe.
- Distinguer une subordonnée complétive d'une subordonnée circonstancielle.
- Reconnaître les principales conjonctions de subordination et leur rôle.
Sais-tu que la petite phrase 'que tu es gentil' ne peut pas exister toute seule dans une phrase ? Elle a besoin d'une autre proposition pour avoir du sens. Découvrons pourquoi !
Dans une phrase complexe, plusieurs propositions (groupes de mots organisés autour d'un verbe conjugué) peuvent être liées entre elles. Aujourd'hui, nous allons étudier un type de proposition qui dépend d'une autre : la proposition subordonnée conjonctive. Elle est introduite par un mot-outil appelé 'conjonction de subordination'.
1. Qu'est-ce qu'une proposition subordonnée conjonctive ?
Une proposition subordonnée conjonctive est une proposition qui : 1. Est introduite par une conjonction de subordination (que, quand, si, parce que, puisque, comme, lorsque, quoique...). 2. Dépend d'une proposition principale. Elle ne peut pas former une phrase à elle seule. 3. A un rôle précis dans la phrase : soit compléter le verbe (complétive), soit exprimer une circonstance (circonstancielle).
Exemple :
Je pense [que tu as raison].
Ne confonds pas la conjonction de subordination 'que' avec le pronom relatif 'que'. Le pronom relatif remplace un nom (ex: le livre QUE je lis). La conjonction 'que' ne remplace rien, elle sert juste à lier les propositions.
2. La subordonnée conjonctive complétive
La subordonnée complétive a un rôle essentiel : elle complète le verbe de la proposition principale. Elle répond à la question 'quoi ?' posée après ce verbe. Elle est presque toujours introduite par la conjonction 'que'.
Exemple :
Il affirme [qu'il viendra demain].
Les verbes qui sont souvent suivis d'une complétive sont : dire, croire, penser, savoir, espérer, vouloir, affirmer, etc.
3. La subordonnée conjonctive circonstancielle
La subordonnée circonstancielle exprime une circonstance (le temps, la cause, le but, la condition...) de l'action de la principale. Elle peut souvent être déplacée ou supprimée sans rendre la phrase incorrecte (mais on perd une information). Elle est introduite par diverses conjonctions.
Exemple :
[Quand la cloche sonne], les élèves rentrent en classe.
Voici quelques conjonctions et le type de circonstance qu'elles introduisent : - Temps : quand, lorsque, comme, avant que, après que... - Cause : parce que, puisque, comme... - But : pour que, afin que... - Condition : si, à condition que... - Opposition : bien que, quoique...
4. Comment les reconnaître et les analyser ?
Pour analyser une proposition subordonnée conjonctive, suis ces étapes : 1. Trouve la conjonction de subordination qui l'introduit. 2. Identifie la proposition principale (celle qui n'est pas introduite par cette conjonction). 3. Pose une question : - Si tu peux poser la question 'quoi ?' après le verbe de la principale → c'est une COMPLÉTIVE. - Si la subordonnée donne une information sur le temps, la cause, le but... → c'est une CIRCONSTANCIELLE. Précise alors la nature de la circonstance.
Exemple :
Je resterai à la maison [parce qu'il pleut].
À retenir
- Une proposition subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction de subordination (que, quand, si, parce que...).
- Elle dépend d'une proposition principale et ne peut pas être employée seule.
- La subordonnée COMPLÉTIVE (souvent avec 'que') complète le verbe de la principale. Elle répond à la question 'quoi ?'.
- La subordonnée CIRCONSTANCIELLE exprime une circonstance (temps, cause, but...). Elle peut souvent être déplacée.
Fiche de révision
Questions fréquentes
Comment faire la différence entre 'que' pronom relatif et 'que' conjonction de subordination ?
Le 'que' pronom relatif remplace un nom (antécédent). Ex: Le gâteau QUE j'ai mangé. ('que' remplace 'le gâteau'). Le 'que' conjonction ne remplace rien, il sert juste à lier. Ex: Je vois QUE tu as fini. ('que' ne remplace aucun nom).
Une proposition subordonnée conjonctive peut-elle être supprimée ?
Cela dépend de son rôle ! Une complétive est essentielle : sans elle, la phrase n'a plus de sens complet (*Je pense* → on attend la suite). Une circonstancielle est souvent accessoire : on peut la supprimer sans que la phrase devienne incorrecte, mais on perd une information (ex: Je viendrai [si je peux] → Je viendrai.).
Est-ce que 'comme' peut introduire les deux types de subordonnées ?
Oui ! 'Comme' peut introduire une circonstancielle de cause (ex: Comme il pleut, je prends un parapluie) ou de temps (ex: Comme je sortais, le téléphone a sonné). Dans ces cas, c'est une conjonction de subordination. Attention, 'comme' peut aussi être un adverbe d'intensité (ex: Il est comme grand).
